Devenir freelance informatique : le guide pour trouver vos premières missions

Le guide pour devenir freelance informatique

Le terme « freelance » est un anglicisme fréquemment rencontré dans le milieu de l’informatique. On peut le traduire par « travailleur indépendant ». Aujourd’hui, on peut exercer une activité de freelance en tant que développeur, en tant que chef de projet, ou en tant que consultant informatique dans divers domaines comme la cybersécurité ou le paramétrage de progiciels. Toutefois, devenir freelance informatique ne s’improvise pas. Choisir de travailler à son compte suppose d’avoir un minimum de connaissances juridiques, une compréhension des opportunités qu’offrent le marché, ainsi qu’un plan de prospection pour trouver ses premières missions. Ci-dessous, on répond aux interrogations les plus courantes des futurs freelances.

Pourquoi devenir freelance informatique ?

Devenir freelance informatique suppose de repenser son rapport au monde du travail. Par rapport au salariat, les différences sont multiples. On peut les répartir en avantages et en inconvénients.

Devenir freelance informatique : les avantages

On compte surtout trois avantages à devenir freelance informatique : la liberté spatiale et temporelle, le pouvoir de décision, et la rémunération.

La liberté spatiale et temporelle

C’est sans doute le point qui est le plus mis en avant par les freelances eux-mêmes, et par les présentations faites de cette activité. Travailler en freelance, c’est pouvoir choisir le plus souvent d’où on travaille, et quand on travaille. Pour le travailleur indépendant, le travail s’adapte au rythme de vie, et non l’inverse. Si vous aimez démarrer tard, ou au contraire très tôt vos journées, il devient possible de choisir. Cet avantage permet, par ailleurs, de supporter ou passer davantage de temps avec sa famille. Évoquons tout de même une limite : un travail exercé en indépendant suppose parfois une présence dans les locaux de l’entreprise-cliente, ou des réunions avec ses représentants.

Le pouvoir de décision

Toujours dans une optique de liberté, une activité indépendante octroie davantage de choix, dans de multiples domaines. Par exemple, vous avez toute latitude pour choisir les outils, matériels ou softwares, que vous voulez utiliser pour travailler. De la même façon, un freelance a souvent plus de liberté qu’un salarié dans le choix de ses collaborateurs.

La rémunération

Enfin, la rémunération, qui n’est pas un moindre sujet, est souvent un avantage de l’activité indépendante. En effet, l’entreprise qui choisit de faire travailler un freelance plutôt qu’un salarié subit un moindre engagement, et doit payer moins de cotisations sociales.

Cela implique souvent, pour le freelance, des rémunérations plus élevées qu’en salariat si on se rapporte au taux journalier. C’est d’autant plus vrai aujourd’hui que le statut d’auto-entrepreneur est relativement peu taxé.

Comment devenir freelance informatique ?

Pour trouver ses premières missions en freelance, on retient en général trois options : s’inscrire sur une plateforme de freelance informatique, se créer un site web vitrine, et prospecter par email.

S’inscrire sur une plateforme de freelance informatique.

La plateforme de freelance informatique est gérée par une entreprise tierce, dont le but est de mettre en relation une entreprise-cliente avec un freelance informatique. En France, LeHibou en est l’incarnation la plus significative de ce concept. Pour décrocher une mission de freelance, surtout s’il s’agit de la première, passer par une plateforme de mise en relation a beaucoup d’avantages. Par exemple, la plateforme donne des garanties à l’entreprise-cliente, qui peuvent compenser un manque de réputation à vos débuts. En outre, la plateforme se charge souvent de conseiller les parties dont l’offre de services et la demande coïncident parfaitement. Et enfin, une plateforme de qualité comme LeHibou assure un suivi avant et pendant la prestation.  Par exemple, elle peut organiser une rencontre entre l’indépendant et l’entreprise-cliente dans ses locaux, ou fournir un modèle de contrat de prestation assurant une sécurité juridique pour tous.

Se créer un site web vitrine

Avoir une présence en ligne à son effigie est aussi un bon moyen de trouver des missions. D’ailleurs, cette stratégie peut se cumuler à l’inscription sur une plateforme de freelance informatique. Typiquement vous pouvez, en tant que freelance, créer un site web vitrine. Si votre champ de compétences est assez spécifique, un travail sommaire de SEO peut vous permettre d’atteindre les têtes de recherche Google assez vite. Cela assure une visibilité importante, et octroie un certain effet d’autorité. En outre, il est possible d’exploiter d’autres canaux adaptés aux professionnels, tels que YouTube ou LinkedIn.

Pour maximiser vos chances de trouver des missions, n’hésitez pas à connecter ces canaux de communication entre eux pour les faire travailler en synergie. Par exemple, le contenu du blog de votre site web peut être distribué sous forme de newsletter sur LinkedIn. Le trafic glané sur ce réseau permettra de booster le référencement de votre site web, tandis que la newsletter elle-même est un moyen de démontrer votre savoir à davantage de clients potentiels.

Prospecter par email.

Enfin, ce serait faire une erreur, parce qu’on est entrés dans la nouvelle décennie, de bouder la méthode classique de la prospection par email.

Au contraire des deux méthodes précitées, la prospection par email relève d’une stratégie proactive. La prospection par email démontre donc à vos clients potentiels que vous êtes une personne volontaire. De plus, l’email vous permet de personnaliser chaque message que vous envoyez, et d’apporter une réponse spécifique aux besoins de l’entreprise que vous contactez.

Néanmoins, si c’est une bonne méthode pour trouver ses premières missions, il faut savoir que la prospection par email a le défaut d’être et de rester chronophage au fil du temps. Au contraire de la plateforme de freelance informatique, aucun système de notation n’assure la fonction de cercle vertueux pour prouver votre fiabilité aux nouvelles entreprises contactées.

Quel statut pour devenir freelance informatique  ?

Devenir freelance informatique suppose, avant de signer pour vos premières missions, d’avoir fait un choix de statut juridique. Pour devenir freelance informatique, le droit français octroie aujourd’hui trois solutions : l’auto entreprise, le portage salarial et la société.

L’auto Entreprise

En matière de rémunération nette, le statut auto entrepreneur est sans doute le plus avantageux, car le moins taxé. De plus, l’auto entreprise implique peu de démarches administratives. Sa création est simplifiée et se fait en quelques jours, par simple demande à l’URSAAF. Quant à la comptabilité, elle n’a pas besoin d’être tenue : conserver vos factures suffit. Par contre, le statut d’auto-entrepreneur ne peut être conservé avec un chiffre d’affaires supérieur à 72600€, pour une activité de prestations de services. Au contraire du portage salarial, l’auto entreprise n’octroie que peu de protection sociale à l’indépendant qui l’a choisie.

Le portage salarial

L’autre statut pour devenir freelance informatique, c’est le portage salarial. Si vous choisissez le portage salarial, il vous faut d’abord contracter avec une entreprise appelée société de portage. La société de portage se chargera pour vous de facturer vos missions à vos clients, et d’encaisser l’argent. Ensuite, la rémunération de votre travail vous sera reversée sous forme de salaire. Le portage salarial, c’est donc un moyen d’être indépendant tout en conservant un régime salarié, avec la protection que cela suppose. Vous pouvez ainsi, notamment, profiter d’indemnités maladie et d’indemnités chômage. En contrepartie, il faut déduire de votre rémunération les cotisations patronales et salariales, ainsi qu’une commission que prend l’entreprise de portage pour faire son chiffre d’affaires. Par rapport à un auto-entrepreneur, la rémunération d’un indépendant en portage salarial peut être 40% moins élevée.

La société

Enfin, pour devenir freelance informatique, la dernière solution consiste à créer une société. Le choix de la société ne devrait être fait que par l’indépendant qui est sûr d’avoir un chiffre d’affaires dépassant le plafond autoentrepreneur. En effet, au contraire de l’auto entreprise, la société est plus coûteuse et plus complexe à administrer.

Devenir freelance informatique avec une société implique notamment de rédiger des statuts sociaux, de faire une demande d’immatriculation aux greffes, et de gérer une comptabilité.

Pour un indépendant qui réalise des missions dans l’informatique, deux formes sociales sont possibles : l’EURL et la SASU. Subtilités juridiques mises à part, chacune de ces deux formes sociales implique surtout un statut différent pour leur dirigeant.

Dans l’EURL (ou entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), le dirigeant n’est pas considéré comme salarié. Au contraire, dans la SASU (ou sociétés par actions simplifiées unipersonnelle), le dirigeant (plus souvent appelé « président ») a un statut d’assimilé-salarié. Devenir freelance informatique avec une SASU permet donc de bénéficier d’une plus forte protection sociale. Par contre, devenir freelance informatique avec une SASU implique aussi de payer plus de taxes.

Quelles compétences pour devenir freelance informatique ?

Pour devenir freelance informatique, il faut choisir son positionnement, entre généraliste et spécialiste, et il faut savoir miser sur les bons soft-skills.

Le meilleur profil pour devenir freelance informatique : généraliste contre spécialiste 

Pour devenir freelance informatique, il y a deux positionnements envisageables : celui du généraliste et celui du spécialiste.

En travaillant comme spécialiste, vos clients seront plutôt des grosses entreprises. Vous recevrez des missions de support, pour une durée courte à moyenne, dans un domaine où les clients peinent à recruter. En France, par exemple, il y a une forte demande en consultants spécialisés dans le progiciel SAP. Mais il est aussi possible de développer une expertise dans d’autres softwares dont l’utilisation suppose des compétences pointues, tels que les technologies Microsoft de CRM, d’ERP ou de gestion de projet … De la même façon, nous savons que le développement applicatif est un milieu qui évolue très vite : de nouvelles technologies sortent sans cesse. Or, il est coûteux pour une entreprise de payer des formations à ses salariés pour les maintenir à niveau. C’est la raison pour laquelle la demande de freelances y est très forte. La maîtrise des frameworks Angular et React.js, respectivement créés en 2013 et 2016, est particulièrement demandée alors que l’offre reste faible.

Au contraire, il est possible de devenir freelance informatique avec un ensemble de compétences bien plus général. En développement, on peut parler de développeurs « full-stack ». Dans un autre registre, on trouve aussi les web-designers, qui connaissent en général le Java, le CSS, le HTML et qui savent utiliser divers outils tels que Shopify, WordPress et même Photoshop. Et il y aussi les consultants en transformation digitale, qui sont employés pour déterminer des stratégies globales de modernisation d’une entreprise. Les profils généralistes et polyvalents sont souvent appréciés des petites entreprises, qui n’ont pas le budget pour financer une équipe de spécialistes.

En tous cas, le marché actuel du freelancing présente un écueil qu’il faut savoir éviter : celui de l’entre-deux. Intervenant dans une petite entreprise, le profil généraliste doit s’apparenter à un couteau suisse. Il doit être touche-à-tout, ultra-adaptable, et à même d’avoir une vision globale des enjeux de ses clients. Le spécialiste doit, au contraire, connaître son domaine sur le bout des doigts. Celui qui se présente avec un profil mi-généraliste aura souvent plus de difficultés à trouver des missions.

L’importance des soft-skills pour devenir freelance informatique

Par ailleurs, pour devenir freelance informatique, il faut savoir développer les bons soft-skills. On appelle « soft-skills » les compétences générales, utiles à la gestion de toute entreprise. En effet, le freelance informatique est, d’un certain point de vue, à la tête de sa propre entreprise. Il doit donc développer des qualités humaines et un savoir-vivre pour mieux se vendre, s’exprimer ou comprendre les attentes de ses clients. On peut condenser les soft-skills utiles au freelance informatique en un triptyque : adaptation, écoute, et souci de la satisfaction.

L’adaptation

Contrat après contrat, un freelance informatique est amené à travailler avec différentes entreprises, évoluant dans des secteurs n’ayant souvent rien à voir entre eux. Chaque entreprise dispose ainsi de sa propre raison d’être, de sa culture, de son langage. Selon son expertise, un freelance informatique n’aura pas forcément à s’intégrer durablement à l’équipe. Mais au minimum, il doit être capable d’en respecter les codes, et d’en employer les bons mots pour se faire comprendre. Cela suppose une importante capacité d’adaptation.

L’écoute

La plupart du temps, avec un emploi salarié, les tâches qu’on doit réaliser n’impliquent aucun effort de compréhension particulier. Celles-ci nous sont indiquées par le haut de la hiérarchie, dans des termes techniques, ou propres à l’entreprise, auxquels nous sommes rompus. Au contraire, vos missions de freelance vous amèneront à rencontrer des clients qui vous recrutent précisément, car leur savoir dans votre champ de compétences est des plus limités. Souvent, ils exprimeront donc leurs attentes avec leurs propres mots, en langage courant ou avec des termes techniques mal appropriés. Souvent, vos clients auront aussi des attentes tacites, qui leur semblent évidentes de leur point de vue, mais qui ne le sont en fait pas du tout. Un freelance informatique doit donc être capable de limiter au maximum la confusion dans son dialogue avec l’entreprise-cliente. C’est à cette condition qu’il peut répondre au mieux à ses attentes. Cela suppose une grande capacité d’écoute. Il faut régulièrement reformuler les demandes du client pour être sûr de bien les avoir comprises. Il faut aussi apprendre à poser les bonnes questions pour lever le voile sur les attentes tacites qu’on évoquait plus haut.

Le souci de la satisfaction

Enfin, devenir freelance informatique oblige à pleinement assumer la responsabilité du travail fourni. En tant qu’indépendant, la satisfaction de vos clients a un impact direct sur votre chiffre d’affaires. Si vos clients sont satisfaits, ils continueront sans doute à vous donner de nouvelles missions. Or, fidéliser les relations avec les clients est crucial, puisque cela permet de réduire les périodes de prospection, pendant lesquelles vous n’êtes pas payé.

Le terme « freelance » est un anglicisme fréquemment rencontré dans le milieu de l’informatique. On peut le traduire par « travailleur indépendant ». Aujourd’hui, on peut exercer une activité de freelance en tant que développeur, en tant que chef de projet, ou en tant que consultant informatique dans divers domaines comme la cybersécurité ou le paramétrage de progiciels. Toutefois, devenir freelance informatique ne s’improvise pas. Choisir de travailler à son compte suppose d’avoir un minimum de connaissances juridiques, une compréhension des opportunités qu’offrent le marché, ainsi qu’un plan de prospection pour trouver ses premières missions. Ci-dessous, on répond aux interrogations les plus courantes des futurs freelances.

Pourquoi devenir freelance informatique ?

Devenir freelance informatique suppose de repenser son rapport au monde du travail. Par rapport au salariat, les différences sont multiples. On peut les répartir en avantages et en inconvénients.

Devenir freelance informatique : les avantages

On compte surtout trois avantages à devenir freelance informatique : la liberté spatiale et temporelle, le pouvoir de décision, et la rémunération.

La liberté spatiale et temporelle

C’est sans doute le point qui est le plus mis en avant par les freelances eux-mêmes, et par les présentations faites de cette activité. Travailler en freelance, c’est pouvoir choisir le plus souvent d’où on travaille, et quand on travaille. Pour le travailleur indépendant, le travail s’adapte au rythme de vie, et non l’inverse. Si vous aimez démarrer tard, ou au contraire très tôt vos journées, il devient possible de choisir. Cet avantage permet, par ailleurs, de supporter ou passer davantage de temps avec sa famille. Évoquons tout de même une limite : un travail exercé en indépendant suppose parfois une présence dans les locaux de l’entreprise-cliente, ou des réunions avec ses représentants.

Le pouvoir de décision

Toujours dans une optique de liberté, une activité indépendante octroie davantage de choix, dans de multiples domaines. Par exemple, vous avez toute latitude pour choisir les outils, matériels ou softwares, que vous voulez utiliser pour travailler. De la même façon, un freelance a souvent plus de liberté qu’un salarié dans le choix de ses collaborateurs.

La rémunération

Enfin, la rémunération, qui n’est pas un moindre sujet, est souvent un avantage de l’activité indépendante. En effet, l’entreprise qui choisit de faire travailler un freelance plutôt qu’un salarié subit un moindre engagement, et doit payer moins de cotisations sociales.

Cela implique souvent, pour le freelance, des rémunérations plus élevées qu’en salariat si on se rapporte au taux journalier. C’est d’autant plus vrai aujourd’hui que le statut d’auto-entrepreneur est relativement peu taxé.

Comment devenir freelance informatique ?

Pour trouver ses premières missions en freelance, on retient en général trois options : s’inscrire sur une plateforme de freelance informatique, se créer un site web vitrine, et prospecter par email.

S’inscrire sur une plateforme de freelance informatique.

La plateforme de freelance informatique est gérée par une entreprise tierce, dont le but est de mettre en relation une entreprise-cliente avec un freelance informatique. En France, LeHibou en est l’incarnation la plus significative de ce concept. Pour décrocher une mission de freelance, surtout s’il s’agit de la première, passer par une plateforme de mise en relation a beaucoup d’avantages. Par exemple, la plateforme donne des garanties à l’entreprise-cliente, qui peuvent compenser un manque de réputation à vos débuts. En outre, la plateforme se charge souvent de conseiller les parties dont l’offre de services et la demande coïncident parfaitement. Et enfin, une plateforme de qualité comme LeHibou assure un suivi avant et pendant la prestation.  Par exemple, elle peut organiser une rencontre entre l’indépendant et l’entreprise-cliente dans ses locaux, ou fournir un modèle de contrat de prestation assurant une sécurité juridique pour tous.

Se créer un site web vitrine

Avoir une présence en ligne à son effigie est aussi un bon moyen de trouver des missions. D’ailleurs, cette stratégie peut se cumuler à l’inscription sur une plateforme de freelance informatique. Typiquement vous pouvez, en tant que freelance, créer un site web vitrine. Si votre champ de compétences est assez spécifique, un travail sommaire de SEO peut vous permettre d’atteindre les têtes de recherche Google assez vite. Cela assure une visibilité importante, et octroie un certain effet d’autorité. En outre, il est possible d’exploiter d’autres canaux adaptés aux professionnels, tels que YouTube ou LinkedIn.

Pour maximiser vos chances de trouver des missions, n’hésitez pas à connecter ces canaux de communication entre eux pour les faire travailler en synergie. Par exemple, le contenu du blog de votre site web peut être distribué sous forme de newsletter sur LinkedIn. Le trafic glané sur ce réseau permettra de booster le référencement de votre site web, tandis que la newsletter elle-même est un moyen de démontrer votre savoir à davantage de clients potentiels.

Prospecter par email.

Enfin, ce serait faire une erreur, parce qu’on est entrés dans la nouvelle décennie, de bouder la méthode classique de la prospection par email.

Au contraire des deux méthodes précitées, la prospection par email relève d’une stratégie proactive. La prospection par email démontre donc à vos clients potentiels que vous êtes une personne volontaire. De plus, l’email vous permet de personnaliser chaque message que vous envoyez, et d’apporter une réponse spécifique aux besoins de l’entreprise que vous contactez.

Néanmoins, si c’est une bonne méthode pour trouver ses premières missions, il faut savoir que la prospection par email a le défaut d’être et de rester chronophage au fil du temps. Au contraire de la plateforme de freelance informatique, aucun système de notation n’assure la fonction de cercle vertueux pour prouver votre fiabilité aux nouvelles entreprises contactées.

Quel statut pour devenir freelance informatique  ?

Devenir freelance informatique suppose, avant de signer pour vos premières missions, d’avoir fait un choix de statut juridique. Pour devenir freelance informatique, le droit français octroie aujourd’hui trois solutions : l’auto entreprise, le portage salarial et la société.

L’auto Entreprise

En matière de rémunération nette, le statut auto entrepreneur est sans doute le plus avantageux, car le moins taxé. De plus, l’auto entreprise implique peu de démarches administratives. Sa création est simplifiée et se fait en quelques jours, par simple demande à l’URSAAF. Quant à la comptabilité, elle n’a pas besoin d’être tenue : conserver vos factures suffit. Par contre, le statut d’auto-entrepreneur ne peut être conservé avec un chiffre d’affaires supérieur à 72600€, pour une activité de prestations de services. Au contraire du portage salarial, l’auto entreprise n’octroie que peu de protection sociale à l’indépendant qui l’a choisie.

Le portage salarial

L’autre statut pour devenir freelance informatique, c’est le portage salarial. Si vous choisissez le portage salarial, il vous faut d’abord contracter avec une entreprise appelée société de portage. La société de portage se chargera pour vous de facturer vos missions à vos clients, et d’encaisser l’argent. Ensuite, la rémunération de votre travail vous sera reversée sous forme de salaire. Le portage salarial, c’est donc un moyen d’être indépendant tout en conservant un régime salarié, avec la protection que cela suppose. Vous pouvez ainsi, notamment, profiter d’indemnités maladie et d’indemnités chômage. En contrepartie, il faut déduire de votre rémunération les cotisations patronales et salariales, ainsi qu’une commission que prend l’entreprise de portage pour faire son chiffre d’affaires. Par rapport à un auto-entrepreneur, la rémunération d’un indépendant en portage salarial peut être 40% moins élevée.

La société

Enfin, pour devenir freelance informatique, la dernière solution consiste à créer une société. Le choix de la société ne devrait être fait que par l’indépendant qui est sûr d’avoir un chiffre d’affaires dépassant le plafond autoentrepreneur. En effet, au contraire de l’auto entreprise, la société est plus coûteuse et plus complexe à administrer.

Devenir freelance informatique avec une société implique notamment de rédiger des statuts sociaux, de faire une demande d’immatriculation aux greffes, et de gérer une comptabilité.

Pour un indépendant qui réalise des missions dans l’informatique, deux formes sociales sont possibles : l’EURL et la SASU. Subtilités juridiques mises à part, chacune de ces deux formes sociales implique surtout un statut différent pour leur dirigeant.

Dans l’EURL (ou entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), le dirigeant n’est pas considéré comme salarié. Au contraire, dans la SASU (ou sociétés par actions simplifiées unipersonnelle), le dirigeant (plus souvent appelé « président ») a un statut d’assimilé-salarié. Devenir freelance informatique avec une SASU permet donc de bénéficier d’une plus forte protection sociale. Par contre, devenir freelance informatique avec une SASU implique aussi de payer plus de taxes.

Quelles compétences pour devenir freelance informatique ?

Pour devenir freelance informatique, il faut choisir son positionnement, entre généraliste et spécialiste, et il faut savoir miser sur les bons soft-skills.

Le meilleur profil pour devenir freelance informatique : généraliste contre spécialiste 

Pour devenir freelance informatique, il y a deux positionnements envisageables : celui du généraliste et celui du spécialiste.

En travaillant comme spécialiste, vos clients seront plutôt des grosses entreprises. Vous recevrez des missions de support, pour une durée courte à moyenne, dans un domaine où les clients peinent à recruter. En France, par exemple, il y a une forte demande en consultants spécialisés dans le progiciel SAP. Mais il est aussi possible de développer une expertise dans d’autres softwares dont l’utilisation suppose des compétences pointues, tels que les technologies Microsoft de CRM, d’ERP ou de gestion de projet … De la même façon, nous savons que le développement applicatif est un milieu qui évolue très vite : de nouvelles technologies sortent sans cesse. Or, il est coûteux pour une entreprise de payer des formations à ses salariés pour les maintenir à niveau. C’est la raison pour laquelle la demande de freelances y est très forte. La maîtrise des frameworks Angular et React.js, respectivement créés en 2013 et 2016, est particulièrement demandée alors que l’offre reste faible.

Au contraire, il est possible de devenir freelance informatique avec un ensemble de compétences bien plus général. En développement, on peut parler de développeurs « full-stack ». Dans un autre registre, on trouve aussi les web-designers, qui connaissent en général le Java, le CSS, le HTML et qui savent utiliser divers outils tels que Shopify, WordPress et même Photoshop. Et il y aussi les consultants en transformation digitale, qui sont employés pour déterminer des stratégies globales de modernisation d’une entreprise. Les profils généralistes et polyvalents sont souvent appréciés des petites entreprises, qui n’ont pas le budget pour financer une équipe de spécialistes.

En tous cas, le marché actuel du freelancing présente un écueil qu’il faut savoir éviter : celui de l’entre-deux. Intervenant dans une petite entreprise, le profil généraliste doit s’apparenter à un couteau suisse. Il doit être touche-à-tout, ultra-adaptable, et à même d’avoir une vision globale des enjeux de ses clients. Le spécialiste doit, au contraire, connaître son domaine sur le bout des doigts. Celui qui se présente avec un profil mi-généraliste aura souvent plus de difficultés à trouver des missions.

L’importance des soft-skills pour devenir freelance informatique

Par ailleurs, pour devenir freelance informatique, il faut savoir développer les bons soft-skills. On appelle « soft-skills » les compétences générales, utiles à la gestion de toute entreprise. En effet, le freelance informatique est, d’un certain point de vue, à la tête de sa propre entreprise. Il doit donc développer des qualités humaines et un savoir-vivre pour mieux se vendre, s’exprimer ou comprendre les attentes de ses clients. On peut condenser les soft-skills utiles au freelance informatique en un triptyque : adaptation, écoute, et souci de la satisfaction.

L’adaptation

Contrat après contrat, un freelance informatique est amené à travailler avec différentes entreprises, évoluant dans des secteurs n’ayant souvent rien à voir entre eux. Chaque entreprise dispose ainsi de sa propre raison d’être, de sa culture, de son langage. Selon son expertise, un freelance informatique n’aura pas forcément à s’intégrer durablement à l’équipe. Mais au minimum, il doit être capable d’en respecter les codes, et d’en employer les bons mots pour se faire comprendre. Cela suppose une importante capacité d’adaptation.

L’écoute

La plupart du temps, avec un emploi salarié, les tâches qu’on doit réaliser n’impliquent aucun effort de compréhension particulier. Celles-ci nous sont indiquées par le haut de la hiérarchie, dans des termes techniques, ou propres à l’entreprise, auxquels nous sommes rompus. Au contraire, vos missions de freelance vous amèneront à rencontrer des clients qui vous recrutent précisément, car leur savoir dans votre champ de compétences est des plus limités. Souvent, ils exprimeront donc leurs attentes avec leurs propres mots, en langage courant ou avec des termes techniques mal appropriés. Souvent, vos clients auront aussi des attentes tacites, qui leur semblent évidentes de leur point de vue, mais qui ne le sont en fait pas du tout. Un freelance informatique doit donc être capable de limiter au maximum la confusion dans son dialogue avec l’entreprise-cliente. C’est à cette condition qu’il peut répondre au mieux à ses attentes. Cela suppose une grande capacité d’écoute. Il faut régulièrement reformuler les demandes du client pour être sûr de bien les avoir comprises. Il faut aussi apprendre à poser les bonnes questions pour lever le voile sur les attentes tacites qu’on évoquait plus haut.

Le souci de la satisfaction

Enfin, devenir freelance informatique oblige à pleinement assumer la responsabilité du travail fourni. En tant qu’indépendant, la satisfaction de vos clients a un impact direct sur votre chiffre d’affaires. Si vos clients sont satisfaits, ils continueront sans doute à vous donner de nouvelles missions. Or, fidéliser les relations avec les clients est crucial, puisque cela permet de réduire les périodes de prospection, pendant lesquelles vous n’êtes pas payé.

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