Salaire Freelance : Comment le déterminer ?

salaire freelance lehibou

Selon un sondage réalisé en 2016, plus de 50 % des français souhaitent devenir indépendants et lancer leur activité. Devenir freelance, ce n’est pas que le rêve d’être indépendant. C’est aussi se poser la question : combien d’euros je veux gagner comme consultant ? Il faut en effet déterminer votre “TJM”, ou salaire horaire, ou salaire freelance horaire à proposer à vos clients. C’est souvent la clé pour gagner une mission en tant qu’indépendant.

Vous étiez salarié dans une entreprise du numérique et vous avez osé franchir le pas de devenir consultant indépendant ? Comme beaucoup de freelances qui avaient le statut de salarié, vous vous posez des questions sur votre future rémunération. Nous vous proposons ce guide pour y voir plus clair : calculer votre salaire freelance, déterminer vos tarifs et prendre en compte tous les aspects (charges, statuts, dividendes) qui impactent votre rémunération.

Découvrez notre vidéo sur les bonnes méthodes pour fixer votre TJM freelance.

Quel est le salaire moyen d’un freelance ?

Un salaire freelance est différent de celui d’un salarié classique sous contrat. Celui-ci touche tous les mois le même montant en vertu de son contrat, quelles que soient les prestations qu’il effectue. Pour un freelance, pas de garantie de revenu fixe : vous êtes rémunéré en fonction de votre activité et des missions réalisées.

Une majorité de consultants IT confirmés déclare avoir une meilleure rémunération en tant que freelances que lorsqu’ils faisaient un travail de salariés. En effet, en vous passant d’un intermédiaire (et de sa marge), le bénéfice est immédiat et vous pouvez envisager un gain de 30 à 40 % par rapport à ce que gagne un salarié.

Cependant, votre chiffre d’affaires ne correspondra pas à votre salaire freelance. Les charges sociales, fiscales et professionnelles réduiront votre rémunération finale.

Avant de vous lancer, la première chose à faire est donc de fixer le juste prix pour vos prestations afin de vous verser un revenu. C’est là que le TJM entre en jeu.

Salaire freelance : le TJM, c’est quoi ?

Vous pouvez être auto-entrepreneur ou en forme juridique plus classique, la détermination du TJM est essentielle dans votre carrière de freelance. Le TJM (Taux Journalier Moyen) d’un consultant est le taux que vous facturez au client par journée de travail. Dans son estimation, vous devez tenir compte de plusieurs critères :

  • vous n’êtes payé que pour le temps travaillé pour les missions client. Vous devrez donc intégrer vos jours de repos et vacances dans le calcul ;
  • le temps passé aux tâches annexes (prospection, communication, comptabilité, administratif) n’est pas facturé mais ne doit pas être oublié ;
  • vous avez des charges à payer : le net obtenu à partir du chiffre d’affaires sera différent en fonction du statut de votre entreprise et de votre activité.

Salaire freelance : comment calculer son TJM ?

Une façon possible de procéder est d’imaginer le salaire brut annuel que vous percevriez si vous étiez salarié. Voilà les éléments à prendre en compte pour son calcul:

  • salaire brut mensuel souhaité : 4 500 euros (APEC – salaire moyen d’un cadre informatique) ;
  • frais professionnels (+ 10 %) : 4 950 euros ;
  • charges patronales (x 1,54): 7 623 euros ;
  • nombre de jours travaillés par mois : 18 (220 jours par an, déduction faite de 100 jours de week-end et de 6 semaines de congé);

TJM = 7 623/18 = 423,5 euros.

Cette méthode se base sur un emploi à temps plein, ce qui n’est pas toujours le cas des freelances informatique qui ont le statut d’indépendant. Vous pouvez intégrer les périodes d’inactivité en diminuant le nombre de jours dans le calcul du taux.

Vous trouverez des simulateurs sur Internet comme notre calculateur de TJM pour freelance. Privilégiez ceux qui intègrent le plus de critères, pour ajuster au mieux le TJM à votre situation réelle.

Comment fixer son TJM de freelance ?

Vous pouvez moduler ce taux en fonction des tarifs pratiqués sur le marché, du budget de votre client et de votre statut.

Un développeur Java ou un webmaster n’ont pas le même tarif. Quand les profils sont rares, les entreprises sont prêtes à mieux payer leurs prestataires. Renseignez-vous auprès de freelances spécialisés dans votre domaine et consultez les plateformes qui proposent du travail à un indépendant pour peaufiner votre calcul.

Définissez votre stratégie client : si vous gagnez une compétence ou agrandissez votre réseau, revoir vos barèmes à la baisse peut s’avérer judicieux, notamment au début de votre carrière d’indépendant. En revanche, vous pouvez majorer votre taux journalier si vous apportez une forte valeur ajoutée.

Mais attention. Casser les prix ne vous fera pas forcément obtenir un contrat, et augmenter votre taux horaire ne vous fera pas passer pour un professionnel qui propose une prestation exceptionnelle.

Le plus important, restez flexible et prévoyez une marge pour négocier avec le client. Les charges liées à votre statut vont également avoir un impact sur votre taux journalier moyen.

salaire freelance illustration

Quel impact des charges sur ma rémunération de freelance ?

Les freelances ont le choix entre plusieurs statuts pour créer leur société : auto-entrepreneur ou micro-entreprise (ME), entreprise individuelle (EI), EURL ou SASU. Vous aurez à payer des charges sous forme de cotisations sociales et d’impôts.

Les charges sociales sont calculées différemment selon le type de société choisie :

  • ME : elles correspondent à 12,8 ou 22% de votre chiffre d’affaires ;
  • en EI, elles s’élèvent à 45 % des bénéfices imposables ;
  • pour les EURL/SASU, les cotisations sociales sont calculées sur la base de la rémunération du dirigeant (45% ou 62 % respectivement).

Concernant les cotisations fiscales, vous serez soumis à l’impôt sur le revenu (IR) en EI ou en ME. Les dirigeants d’EURL et de SASU verront leurs bénéfices soumis à l’IR ou à l’impôt sur les sociétés.

Si vous choisissez le portage salarial ou si vous vous associez, les conditions fiscales et sociales applicables à votre activité seront différentes. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un consultant qui l’a déjà fait. Enfin, certaines dépenses professionnelles liées à votre activité peuvent être déduites de votre résultat, sauf si vous êtes micro-entrepreneur (lequel ne facture pas non plus la TVA).

Quel statut juridique me permet de gagner le plus en freelance ?

Le statut juridique de votre société a un impact important sur vos perspectives d’évolution et sur votre chiffre d’affaires. Avant de le choisir, vous devez vous poser les bonnes questions. Est-ce que mon activité va se développer très vite ? Est-ce que je souhaite être salarié de mon entreprise ? Ai-je un patrimoine à protéger ?

Toutes les formes juridiques ont des avantages et des inconvénients. Par exemple, créer une micro-entreprise est rapide, facile et les cotisations sont peu élevées. En revanche, votre patrimoine n’est pas protégé et il y a un seuil de chiffre d’affaires à ne pas dépasser.

Cela peut être stressant de trouver le statut le plus adapté à votre profil. Gardez à l’esprit que rien n’est figé : quand votre société aura pris de l’ampleur, vous pourrez changer pour optimiser votre fiscalité.

Puis-je me verser des dividendes ?

Oui. En tant que freelance, vous pouvez vous verser des dividendes si votre entreprise est soumise à l’impôt sur les sociétés (SARL, EURL, SAS, SASU). Selon les cas, les dividendes peuvent être plus avantageux que le versement d’un salaire freelance.

Vous aurez des charges à payer en fonction de votre choix d’imposition :

  • Prélèvement Forfaitaire Unique (Flax Tax) : vos dividendes seront taxés à hauteur de 30 % (17,2 % de CSG-CRDS et 12,8 % d’IR) ;
  • Barème progressif de l’IR : après abattement de 40 %, le montant final sera ajouté aux autres revenus du foyer fiscal. Les dividendes seront assujettis à 17,2 % de prélèvements sociaux.
  • En EURL/SARL, les dividendes du gérant, travailleur non-salarié, sont soumis à cotisations sociales à hauteur de 40 % environ et donnent droit à une protection sociale.

Les dividendes peuvent augmenter votre rémunération, pensez à intégrer les frais générés dans le calcul de votre taux journalier.

Comment augmenter son salaire freelance ?

Voici quelques pistes pour accroître votre chiffre d’affaires :

  • n’oubliez pas de prendre en compte l’augmentation du coût de la vie et de vos charges et adaptez vos tarifs au risque de voir vos bénéfices diminuer ;
  • vous êtes votre meilleur vendeur : présentez votre portfolio et des recommandations. N’hésitez pas à faire valoir votre expérience ou l’acquisition de nouvelles compétences : celles-ci peuvent justifier une augmentation du prix de votre prestation ;
  • évaluez précisément la durée des missions que vous confie votre client : le temps, c’est de l’argent. En prenant de l’expérience, vous réaliserez certaines tâches plus vite et votre TJM augmentera automatiquement ;
  • en fonction de la forme juridique que vous avez choisie pour votre société, vous pouvez optimiser votre fiscalité en répartissant votre rémunération entre salaire freelance et dividendes. Un expert-comptable pourra vous guider dans cette démarche.

Nous avons résumé quelques pistes dans cet article pour déterminer et améliorer votre TJM, aussi appelé salaire freelance. En tant qu’indépendant, votre travail doit être valorisé. Vous lâchez votre contrat salarié, ça ne doit pas vous faire perdre des euros !

Cela tombe bien : chez LeHibou, nous ne facturons aucun frais de service sur les prestations qu’un freelance réalise. Une bonne façon de faire progresser votre chiffre d’affaires année après année !

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